Ce colloque se tient en hommage à Jean Ladrière dont nous fêterons deux anniversaires en 2017, celui du soixantième anniversaire de son œuvre majeure  et séminale, Les limitations internes des formalismes (Louvain, Nauwelaerts/Paris, Gauthier-Villars, 1957; rééd. Paris, Gabay, 1992) et du dixième anniversaire de sa mort en 2007. Philosophe internationalement reconnu, Jean Ladrière a été un ardent défenseur de la langue et de la philosophie d’expression françaises par sa participation à de très nombreux colloques à travers le monde et par ses nombreuses publications.

 

Sa réflexion et son enseignement ont abordé tous les secteurs de la philosophie et de l’expérience humaine. L’un des vecteurs fondamentaux de cette réflexion est la problématique des limites de la rationalité tant au plan théorique que pratique. Sa contribution à la compréhension des limites a éclairé plusieurs générations et ses contributions sur l’éthique, la société, la nature sont d’une grande actualité.

 

Ce colloque entend explorer la pensée ladrièrienne des limites en lien avec l’expérience des limites dans les recherches actuelles et les questions contemporaines en vue de débattre des perspectives et prolongements actuels d’une pensée de la limite. Il souhaite contribuer à l’expression d’une philosophie contemporaine de la limite.

 

Les contributeurs des sciences les plus fondamentales sont invités à partager leurs travaux et leurs sens des limites de la rationalité théorique dans tous les domaines scientifiques, en particulier dans le domaine des recherches logico-mathématiques et des sciences de la nature. De nombreuses recherches en philosophie des mathématiques ou dans les sciences de la nature dont la physique indiqueraient des limites conceptuelles et physiques : indécidabilité, indéfinissabilité ou incalculabilité qui marqueraient les limites des modèles et de leurs applications dans les sciences de la nature. Y a-t-il une limite ? Comment se manifeste-t-elle ? Comment la comprendre ? Qu’indique-t-elle ? La question des limites se pose également dans les sciences humaines et sociales : qu’en est-il, par exemple, des limites en économie ou en science politique ? de la scientificité de ces disciplines, du rôle qu’y jouent les modèles et de leur caractère herméneutique ?

 

Ladrière s’est également intéressé aux limites de la raison pratique et de l’action. Les contributeurs des sciences appliquées, de l’action sociale et politique, de l’éthique sont invités de même à partager leurs recherches témoignant de leur compréhension des limites : ontologiques ou méthodologiques par exemple. De plus, les transformations liées aux innovations techniques expriment aussi un sens des limites ou de leur transgression. Et de très nombreuses institutions scientifiques, politiques et  médicales se dotent de dispositifs de réflexion sur les limites de l’action humaine liée aux possibilités technologiques et à la finitude de la nature et de ses ressources. Comment et jusqu’où les questions contemporaines : scientifiques, politiques et pratiques mettent-elles en œuvre l’héritage de Ladrière dans une philosophie de la limite ?

 

Les communications (20 min.) porteront soit directement sur l’œuvre de Ladrière soit plus généralement sur la problématique des limites.

 

Les personnes intéressées sont invitées à soumettre une proposition de communication d’un maximum de 500 mots à l’une des adresses suivantes : lperron@ustpaul.ca; papontoizeau@gmail.com

 

Date limite de soumission : 15 février 2017

 

Organisateurs :

Louis Perron,

Université Saint-Paul (Ottawa, Canada)

lperron@ustpaul.ca

 

Pierre-Antoine Pontoizeau,

Institut de Recherches de Philosophie Contemporaine (Saint Cloud, France)

papontoizeau@gmail.com

 

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